L’iPhone, votre nouvel ami

Une étude, publiée le 20 février dernier, menée par Heycrowd pour Surikate auprès d’un échantillon de plus de 1000 utilisateurs d’iPhone illustre une fois de plus les liens forts entre les possesseurs du téléphone d’Apple et leur smartphone.

L’étude nous apprend que plus de 64% des utilisateurs cessent toute activité pour retrouver leur iPhone lorsque celui-ci est égaré. Ce chiffre s’explique en partie par le fait que l’iPhone, en tant que terminal multitâche, contient la quasi-totalité des données de son possesseur. On peut donc comprendre que l’utilisateur cherche à retrouver son smartphone le plus vite possible avant qu’il ne tombe entre des mains étrangères. Cependant cela n’explique pas tout. Il y a en effet une grande part d’affectif qui ne doit pas être négligée. Inconsciemment, le possesseur d’iPhone créé des liens affectifs avec son appareil, et l’absence de celui-ci est souvent vécu comme un véritable manque.

La deuxième information donnée par l’étude est que 58% des utilisateurs se servent de leur iPhones pour commenter en direct sur les réseaux sociaux les programmes qu’ils visionnent. Cela montre une fois de plus le besoin de connectivité des clients de la marque à la pomme, et des utilisateurs de smartphones en général. Le spectateur n’est plus passif, il n’est plus assis en silence devant son poste de télévision ou son ordinateur. Les technologies actuelles lui permettent de faire savoir ce qu’il regarde sur les réseaux sociaux et, surtout, l’autorisent à donner son avis et à commenter ce qu’il voit.

À la question «au bout de combien de temps en moyenne, répondez-vous à un SMS (ou messagerie instantanée)», 74% des utilisateurs disent répondre en moins de 5 minutes, et 31% disent répondre immédiatement, alors que seulement 5% disent répondre après 1 heure. Ces données illustrent l’importance de l’immédiateté, cette nécessité permise par la proximité de l’utilisateur avec son terminal de répondre à son interlocuteur dans l’instant. L’instantanéité est aujourd’hui synonyme de modernité, de sociabilité. Un individu répondant aux messages après plusieurs heures ou, pire, plusieurs jours, sera contacté moins volontiers car cela imposerait à l’émetteur une attente à laquelle il n’est plus habitué.

Par ailleurs, 55% des possesseurs d’iPhone annoncent s’en servir tous les jours ou presque comme d’un réveil matin, ce qui illustre encore une fois la dimension multitâche d’un appareil dont la fonction téléphone plus l’intérêt premier depuis longtemps. L’utilisateur d’iPhone se sert de son appareil pour une multitude d’actions, allant de la recherche d’informations sur internet à l’écoute de musique en passant par la prise de photos et la consultation de la météo. Ceci explique en partie le fort lien unissant le possesseur à son terminal. En effet, l’iPhone propose un bon nombre de fonctionnalités réunies en un appareil. Walkman, calculatrice, ordinateur portable, téléphone, appareils photo, tous ces appareils  indispensables il y a encore 10 ans peuvent maintenant être remplacés par un. Il est donc logique que l’utilisateur passe beaucoup plus de temps sur son smartphone que sur aucun autre appareil, ce qui contribue à expliquer le lien l’unissant à celui-ci.

Enfin à la question «au bout de combien de temps après votre réveil consultez-vous vos emails ou les réseaux sociaux avec votre smartphone ?», 32% des possesseurs d’iPhones déclarent le faire immédiatement alors même qu’ils sont dans leur lit.

Cette étude illustre donc de manière claire la proximité qui existe entre un possesseur d’un des smartphones de la firme californienne et son appareil. L’iPhone, qu’on le veuille ou non, est un phénomène de société qui a profondément modifié le rapport des individus à internet et aux échanges, modifiant jusqu’aux habitudes et aux usages sociaux. Reste à savoir si cette course effrénée vers la connectivité à outrance est une bonne chose.

By Pierre – Olivier

Alicia Keys nommée Directrice de Création Mondiale de Blackberry

Alicia Keys Blackberry

La firme canadienne a créé la surprise en nommant la chanteuse new yorkaise directrice de création de l’entreprise.

Le 30 janvier dernier, dans le cadre d’une keynote pour le lancement de son nouveau smartphone, le Blackberry Z10, l’entreprise canadienne a choisi de rompre avec l’image très professionnelle qu’on lui connaissait jusqu’alors en annonçant l’arrivée de la pop star américaine dans ses rangs. Si cet acte qu’on imagine purement symbolique (la chanteuse est certes talentueuse, mais on ne lui connaît guère d’autres talents qu’artistiques) surprend autant, c’est en effet parce que Blackberry semble changer totalement de stratégie. Et pour cause : les téléphones de la marque étaient depuis longtemps en grande majorité réservés aux professionnels, et étaient pensés et conçus dans cette optique.

Malheureusement pour le Canadien, la montée en puissance de ses concurrents Apple et Samsung a fortement réduit son poids dans ce secteur au cours des dernières années, conduisant même à la résiliation de certains contrats d’exclusivité comme celui avec le Pentagone l’année dernière. Face à ces difficultés, le groupe a donc choisi de changer de cap, changement illustré par l’embauche d’une personnalité culturelle en la présence d’Alicia Keys, symbole de jeunesse et de loisirs.

Toutefois, ne peut-on pas juger ce pari risqué ? En choisissant de changer de peau, Thorsten Heins le nouveau patron de RIM depuis 2012 ne détruit-il pas les derniers repères auxquels pouvaient encore s’accrocher ses utilisateurs actuels ? En voulant cibler les jeunes et positionner ses smartphones dans une optique plus casual, Blackberry n’affrontera-t-il pas plus fort que lui ? En effet, si son dernier modèle, le Blackberry Z10, semble pratique, fiable et de bonne facture, il n’en est pas révolutionnaire pour autant et ne se démarque pas réellement des modèles actuels de ses concurrents. L’avenir proche nous éclairera sur la pertinence de ce choix, soit en sauvant la firme de l’Ontario, soit en confirmant sa chute.

Et vous qu’en pensez-vous ? Je vous invite à laisser vos commentaires.

By  Pierre – Olivier