Le street art à Paris !

Le street art s’impose dans les rues de Paris.

Ce mouvement artistique fait partie de la culture urbaine et représente aujourd’hui un art majeur, présent aux quatre coins du monde. En effet, il s’agit de toutes les créations ayant pour lieu de naissance la rue, les lieux publics de grande affluence ou ayant une grande symbolique. L’art urbain a pris de  l’ampleur avec la culture hip hop, mais les prémices de l’utilisation de la « rue » pour exposer de l’art remontent aux années 60. Allan Kaprow est l’un des premiers artistes à avoir utilisé les installations et selon lui, «  l’art s’est déplacé de l’objet spécialisé en galerie vers l’environnement urbain réel ». En France par exemple, vers la fin des années 60, on a commencé à voir des expositions urbaines, le lieu était certes la rue mais les créations n’étaient pas urbaines (symposium international de sculpture, en 1968). C’est lorsque Ernest Pignon-Ernest réalise une de ses fresques sur la nouvelle bourse du travail qu’on accède plus au street art.

C’est notamment grâce à la révolution de mai 68 que l’on commence à accepter l’utilisation de la rue comme lieu d’expression légitime, et une dizaine d’années plus tard on assistera en même temps qu’outre Atlantique à l’explosion du street art.

Plusieurs mouvements ont vu le jour depuis la fin les années 70, à savoir le pochoir, le graffiti, les stickers, les mosaïques, le yarn bombing ou encore les installations. Comme les artistes « classiques » ou plus conventionnalistes, ces acteurs du street art exprime leurs sentiments, représentent leurs passions, mettent en scène la vie comme ils la perçoivent. Cependant une différence majeure se situe dans la cible visée : cet art urbain est voué à être exposé au plus grand public. Les artistes urbains ont pour mission « d’envahir » l’atmosphère urbaine, toute fois de manière subtile, afin de créer une forme de buzz. Jusqu’aux années 90 le but de ces personnes était exclusivement de « décorer » les espaces publics, cependant leur activité s’est vu attribuer ses lettres de noblesse. Aujourd’hui, on peut vivre exclusivement du street art. Désormais, les galeries d’art invitent ces street artists à venir exposer leurs plus belles créations. On pourrait se dire que cela dénature cet art urbain, cependant n’est-ce pas la finalité pour toutes les activités qui se mondialisent, de devenir des business juteux.

Le street art a pris une telle ampleur dans le monde que les spécialistes du marketing ont décidé de se servir de ce « média » afin de toucher un maximum de public. Lors de la campagne 2008 du président Barack Obama, le poster « HOPE » qui a été réalisé par Shepard Fairey, a permis à l’équipe démocrate de donner une véritable originalité à son candidat. Le poster, qui a ensuite été transformé en t-shirt ou sticker, a augmenté l’impact du candidat dans la « rue », et cela a consolidé l’action de l’équipe de campagne qui souhaitait envahir tout l’espace visuel disponible.

L’art urbain a connu depuis la fin des années 60 plusieurs mouvements, celui des précurseurs (Daniel Buren, Ernest Pignon-Ernest), ensuite une explosion des graffeurs dans les années 80 et 90 (Blek le rat ou Speedy Graphito) et ce que l’on connaît maintenant, le post-graffiti (Anonymous).

Les années 90 ont vu la naissance d’artistes reconnues par les plus grandes autorités artistiques, comme l’américain Shepard Fairey dont nous venons d’évoquer la création la plus connue (poster HOPE), l’anglais Banksy (qui dissimule son identité), Blu d’Italie, Influenza des Pays Bas, Akayism en Suède, et ces personnes ont imposé l’art urbain dans le paysage artistique international.

Space Invader qui est un artiste Français spécialisé dans la mosaïque a même ouvert une galerie en 2003 et reçoit les artistes comme Fairey. Les street artists ont su développer leur propre réseau, tout en lui insufflant la force nécessaire pour prendre d’assaut le monde de l’art. Ils ont ce point commun de tous exposer dans la rue et avec cette force ils peuvent désormais convier le grand public dans les galeries.

Il est devenu un moyen d’expression très utilisé à travers le monde et désormais en lien avec le street marketing.

Voici des photos prises à Paris :